Cela fait longtemps que j’ai le projet d’écrire un article long, structuré et bien documenté portant ce titre.

Mais une fois passé le premier élan de militantisme économique :-(

Mon vieux pote Charlot me souffle une parabole féconde, avec une blague de la fin du monde. C’est à lire sur F2FDM.

Moi j’ai bien ri…

Dans la série des bonnes idées 2.0 qui feront -à mon avis- un flop, (premier billet à propos de la déconfiture prévisible de Not2be), je voudrais parler aujourd’hui de Netcipia, une plateforme web 2.0 permettant de facturer à des tiers l’accès à votre expertise (comprenez vos contenus en ligne).

Bien que la société m’ait spammé, je n’ai pas pu m’empêcher de suivre le lien pour aller voir car ces questions de monétisation des contenus en ligne sont au coeur de l’actualité. Nous venons de parler sur Géant2.zero de la stratégie de monétisation d’un blog.

Ce domaine du web 2.0 est incontestablement en train de bouger : par exemple, le système SparkAngels a fleuri dans la sidebar de nombreux blogueurs à succès ; il permet aux utilisateurs d’acheter de la consultation en ligne auprès d’un expert. Ces nouvelles offres visent à exploiter les niches économiques de la longue queue : dans la masse de l’UGC, certaines éditeurs en ligne parviennent à tirer leur épingle du jeu. Parce qu’ils ont convaincus les autres utilisateurs de leur expertise, ils peuvent faire payer pour donner accès aux contenus qu’ils publient en ligne. Jusqu’à présent les outils pour le faire faisaient un peu défaut.

Netcipia propose également une solution pour vendre à des utilisateurs un accès privilégié à de l’information en ligne, en déclinant le modèle économique de l’affiliation. Trois types de service sont proposés pour accéder à des contenus en ligne :

  • Time-based subscription, l’utilisateur achète un abonnement sur une durée limitée dans le temps (semaines, mois, année, à vie)
  • Limited time access, l’utilisateur achète un nombre limité d’accès aux contenus
  • Pay per page access, l’utilisateur achète l’accès à une page en particulier. L’accès est valable de manière illimitée ou limitée à un nombre de jours ou un nombre de consultations.

Tout cela paraît bien intéressant, pourquoi donc cette triste prophétie ?

Le système proposé par Netcipia me paraît bien fragile et pour plusieurs raisons.

Netcipia est un système entièrement propriétaire.

Pour monétiser l’accès à vos contenus, vous devez obligatoirement les publier (sous forme de blog ou de wiki) sur la plateforme ! Je n’ai vu aucun widget à rajouter sur un blog, ni instructions pour faire prendre en charge par Netcipia un site existant. Personnellement j’ai 400 articles à monétiser dans mon blog ; je me vois mal les copiercoller sur le wiki.

Le système touchera donc plutôt des éditeurs qui rentrent sur le marché ou la monétisation de contenus ponctuels. En utilisant le pay per page access, on peut par exemple vendre des liens vers des téléchargements ou du code.

La concurrence des CMS, des systèmes de paiement en ligne et des widgets de chat

Un CMS comme Joomla permet très facilement de gérer des affiliations payantes. Combiné avec Paypal, des pages peuvent être réservées à des visiteurs ou abonnés payants. Par ailleurs, le composant CommunityBuilder (payant je crois) permet de gérer une multitude de canaux de distribution pour les contenus du site.

A moyen terme, je vois mal comment Netcipia ou SparkAngels pourraient encore garder un quelconque intérêt si Paypal, Google analytics/Feedburner ou Meebo (vs SparkAngels) décidaient d’investir ce domaine. Un système de paiement en ligne ou un outil de mesure analytique bénéficieront d’un avantage concurrentiel majeur sur le marché de la monétisation : ils sont en mesure de prendre en charge l’existant. Paypal est déjà sur la voie des widgets et Feedburner permet la diffusion sélective des publicités Adsense. Les outils de mesure du trafic devraient être en mesure de proposer un service de gestion d’accès aux pages qu’ils surveillent : en principe il suffit de pas grand chose pour modifier le code de n’importe quelle page web et en réserver l’accès à des personnes déclarées. Il ya là peut-être des réserves de valeur ajoutée pour des services alternatifs d’analyse du trafic web.

Alors un conseil à Netcipia (si je peux me peremttre) : pourquoi ne pas développer un plugin pour Wordpress et capter le marché des contenus fièrement propulsés par le leader du blogging. Chez Wordpress, il n’existe à ma connaissance aucun système fonctionnel (deux plugins permettent de gérer vaguement la diffusion des contenus : WP-Print pour imprimer des pages et Simply Newsletter (prometteur mais malheursement suspendu). Sauf erreur de ma part, il manque encore une solution pour monétiser de manière sélective les contenus d’un blog Wordpress, ce serait un créneau à prendre.

En attendant la version de base (accès public au contenus) de Netcipia permet à tout un chacun de mettre en ligne un blog et un wiki, au design agréable et facile d’utilisation.

Avec toute l’agitation récente, j’avais oublié de vous signaler une chronique publiée sur enviedentreprendre à propos des blogs d’expert.

Je témoigne de ma pratique sur Association1901.fr et je m’essaye à donner quelques conseils.

  • Blog perso ou blog d’expert, il faut choisir
  • Considérer le lecteur occasionnel plutôt que le lecteur régulier
  • Identifier précisément les attentes des lecteurs
  • Utiliser des fils conducteurs
  • Faciliter l’accès à l’information
  • Se montrer disponible sans devenir esclave

C’est en ligne ici sur Envied’entreprendre.

Articles en rapport : comment monétiser ses contenus

La monétisation des blogs repose sur la place privilégiée qu’ils occupent dans l’économie de l’attention, ce fameux

capital immatériel, lié à la place que [le blog] occupe dans cette économie de l’attention

Avec sa forte aptitude à attirer un trafic qualifié et participatif, le blog constitue un média publicitaire idéal. Pour l’instant l’essentiel des revenus des blogs est procuré par l’affichage de publicités, la vente de bannières ou tout autre moyen de rediriger le trafic vers un annonceur commercial. L’émergence de régies publicitaires orientées “blog” et l’arrivée tonitruante sur le marché de sites entièrement dédiés à la thématique témoignent de ce nouvel engouement.

Mais ce modèle économique ne saurait demeurer la seule option pour qui veut tirer un revenu de son travail éditorial. Vendre le trafic généré par le blog ne peut que constituer un pis-aller, une solution d’attente.

S’il veux maximiser ses revenus, le blogueur doit rapidement envisager d’abandonner la monétisation de son trafic pour se concentrer sur la monétisation de son contenu. c’est l’application de la maxime TURN YOUR CONTENT INTO PRODUCTS (prônée par Blogprinting.com).

Si un visiteur est arrivé sur votre blog au gré de ses recherches, la probabilité pour que les contenus que vous proposez satisfassent ses attentes est forte. Parmi ces visiteurs qui recherchent les infos qui se trouvent sur votre blog, certains sont prêts à payer pour en disposer.

Je pars du principe intuitif que les recettes directes procurées par ces visiteurs qui restent sur mon site sont à terme supérieures aux recettes procurées indirectement par les visiteurs qui quittent mon site en cliquant sur les pubs.

La différence de paradigme entre les deux modèles se laisse aisément percevoir. En tant que canal de distribution, le blog doit se cantonner aux prétentions modestes d’un média publicitaire ; l’essentiel de la valeur lui échappe pour revenir au producteur. En revanche, la conservation du visiteur ouvre la porte à une relation marchande valorisant directement le goodwill du blog.

A propos des moyens de monétiser les contenus du blog plutôt que son audience, les solutions techniques font encore cruellement défaut. On peut lister les différentes tactiques permettant de recevoir les revenus du visiteur et non plus des régies publicitaires :

L’affiliation

Contre paiement d’un forfait, le visiteur accède à un espace réservé où il bénéficie de services divers et variés et d’un accès privilégié à tout ou partie des informations. On peut également citer dans ces techniques l’abonnement à une newsletter payante.

Des sections du blog peuvent être réservées aux abonnés, mais aussi des forums, des listes de liens, des catalogues de ressources.

Le choix du mode de distribution

C’est une variante de l’affiliation. le visiteur choisit sous quelle forme il désire recevoir les informations publiées sur le blog. La newsletter thématisée à la carte et la segmentation par RSS peuvent être mise à profit pour personnaliser les modalités éditoriales et les adapter aux besoins précis de l’utilisateur. On déclinera la périodicité, les thématiques, le niveau technique de l’édition, les offres privilégiées, les invitations à des événements exceptionnels.

La cession des contenus sous licence

Sur le principe inverse de la publicité contextuelle, les contenus du blog peuvent être cédés (sous forme de stock ou de flux) à des sites tiers relevant d’un contexte identique. Un fil d’actualité culturelle à l’échelle d’une commune peut être exporté sur le site municipal, ceux des commerçants et de tous les acteurs locaux présents sur le net.

Une autre solution consiste à proposer le téléchargement payant d’un document de synthèse donnant un accès raisonné à l’ensemble des contenus du blog, selon une taxonomie inédite. Une excellente réalisation de ce type se trouve chez 150 questions pour l’édition.

Le print

Certains blogs peuvent se prêter à l’édition “papier”. Il existe des solutions 2.0 pour les blogs de cuisine (lulu notamment qu’on transposera aisément aux blogs poétiques et autres carnets personnels).

Blogprinting propose une solution en ligne pour éditer son blog sur papier et le revendre sous forme de livre. Blurb propose également une solution qui semble bien adaptée aux blogs illustrés.

En conclusion, je dirai que pour envisager sérieusement de tirer un revenu décent de son blog, le blogueur aura intérêt à se voir plus comme un éditeur spécialisé que comme un panneau d’affichage bien placé.

Stephane Guérin -qui est quelqu’un de pragmatique- se demande quel est le Retour sur Investissement de son blog.

Ces questions d’évaluation me turlupinent depuis un moment ; j’ai déjà parlé ici de la monétisation des blogs.

Dès qu’il atteint une certaine taille critique, un blog ou un site internet développe sa propre dynamique économique. Le système acquiert une aptitude autonome à générer des revenus récurrents, indépendamment de la quantité de contenus nouveaux publiés. Ce phénomène est essentiellement lié à la qualité du référencement naturel dans les moteurs de recherche.

Cela se traduit dans la pratique de la manière suivante ; quand votre site cesse d’être mis à jour (frais de fonctionnement ramenés à zéro), il continue malgré tout à recueillir du trafic et vous apporter des revenus. Le ROI est alors maximisé.

On m’objectera que les sites “immobiles” meurent rapidement, que ce capital productif est bien fragile, à la merci de la prochaine visite du robot de Google, qui peut défaire en jour une réputation numérique, péniblement construite au fil des billets. Certes, mais il n’en reste pas moins une certaine valeur, l’écho persistant du travail de publication.

A chaque nouveau contenu mis en ligne, le blogueur ou l’éditeur d’un site accumule une sorte de capital immatériel, lié à la place qu’il occupe dans cette économie de l’attention. Cet actif pourrait s’analyser comme l’aptitude du blog à capter un certain trafic et à générer des transactions sociales, la trace creusée dans l’immensité numérique.

Le concept de goodwill (ou survaleur) me paraît bien s’appliquer à cette valeur résiduelle, capacité future de l’outil à générer un revenu. Elle doit être prise en compte dans tous les processus d’évaluation (ou de valorisation) des blogs et des sites de contenus éditoriaux.

Depuis le bide de Not2be, on s’interroge sur les limites à ne pas franchir en matière d’évaluation en ligne. Je n’ai encore rien lu de bien convaincant sur les enseignements juridiques à tirer de cette affaire (il faudra que j’ouvre un jour ce dossier).

Moi, je continue à réfléchir à mes histoires d’évaluation des associations 1901. Je donnerai bien à ce label de bonne gouvernance et de transparence financière un petit goût de web 2.0 : du contenu généré par les usagers, un accès simplifié à l’information, un mode de diffusion viral, des coûts de fonctionnement faibles et largement mutualisés, etc. Seulement, il faut être prudent ; le terrain semble miné.

Il est intéressant malgré tout de surveiller ce qui se fait déjà. J’ai relevé deux systèmes d’évaluation/certification en ligne qui m’intéressent dans leurs principes de fonctionnement. Ils sont tous les deux relatifs au domaine de la santé : le HON Code et le site Avisanté.

Le Code HON est un dispositif qui garantit le qualité et fiabilité des sites Web véhiculant des informations médicales et de santé.

HON a été créé pour améliorer la qualité de l’information destinée aux patients et aux professionnels de santé afin de faciliter un accès rapide aux données médicales les plus pertinentes et les plus récentes.

HONcode est le plus ancien et le plus utilisé code de déontologie fiable pour l’information médicale et relative à la santé disponible sur Internet. Le HONcode est conçu pour deux types d’audience : le grand public et l’éditeur web, faisant participer activement responsable du site en cours de certification.

HON est une organisation non gouvernementale, internationalement connue pour son travail pilote dans le domaine de l’éthique de l’information médicale en ligne, notamment pour l’établissement de son code de conduite de déontologie, le HONcode.

La démarche est intéressante. Il s’agit d’une évaluation sollicitée par le site qui s’accompagne d’un engagement à respecter le Code HON. Suite à la requête du webmaster et à son engagement, le site est ensuite visité pour vérifier qu’il respecte bien les critères du Code. A l’issue de la procédure, le site est validé et il peut afficher son label, sous la forme d’une petite étiquette qui renvoie par un lien dynamique à la plateforme HON.

Le système est complètement international ; il est porté par une organisation non gouvernementale, sans but lucratif, créée en 1995 et accréditée par le conseil économique et social des Nations Unies. (Plus d’info sur HON)

Très différent dans son principe, Avisanté se présente commune une enquête permanente en ligne auprès des usagers du système de santé, afin d’évaluer en toute indépendance la qualité des soins.

Une enquête en ligne permanente n’est pas un sondage mais reflète l’avis que vous avez souhaité exprimer volontairement.
- Ce mode de recueil est accessible à tous et ouvre le domaine de l’enquête à ceux qui ne sont habituellement pas consultés,
-L’échantillon peut être corrigé par les données personnelles anonymes que vous nous communiquez (âge, sexe, code postal, catégorie socio-professionnelle),
-Le suivi dans le temps permet d’évaluer l’évolution de vos avis.

Ici ce qui m’intéresse, c’est la manière dont l’anonymat des répondants est préservé et garanti. Se pose également la question de l’indépendance de la société éditrice, question que j’ai commencé à aborder sur le blog Association1901.fr, à propos d’ONG-Scan, et aussi dans les commentaires du billet.

Voilà ce qu’en dit Avisanté dans son chapitre Charte-Garanties :

2 / L’indépendance et la neutralité
Avisanté est une société indépendante qui ne dépend d’aucun groupe. Ses dirigeants en sont les actionnaires majoritaires assurant ainsi l’indépendance éditoriale du site. Le partenariat avec les associations de patients et d’usagers, qui participent au capital, renforce cette indépendance puisque ces associations travaillent elle-mêmes à la protection de vos droits. Avisanté est idéologiquement neutre. Elle ne relève d’aucune sensibilité politique, morale ou religieuse. Elle n’est le porte-parole d’aucune organisation. Il va de soi que tout propos diffamatoire, raciste, antisémite ou portant atteinte à la vie privée est proscrit sur le site, conformément à la législation en vigueur.

A propos du tour de table d’Avisanté, on trouve des informations intéressantes sur le blog d’A. des Cassoirs .

Aucun des « financeurs potentiels, parmi lesquels les assureurs complémentaires », n´ayant souhaité s´engager à ses côtés, le radiologue (ndlr : J.F.Mazoyer, président de la société éditrice du site) a financé son entreprise – concrétisée sous la forme d´une société par actions simplifiée – grâce à un emprunt bancaire. Le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), l´association de lutte contre le sida Aides ainsi que l´Union nationale des associations familiales (Unaf), qui se sont investies dans le projet, ont chacune symboliquement acquis une part dans la société.

Si vous vous intéressez à ces questions d’évaluation, rejoignez-nous sur Qualité1901, une réseau Ning, où l’on réfléchit à l’évaluation des associations 1901.

Via David Taté.

 Un modèle de raisonnement juridique

Dans la série “comment choisir”, Michel Bénard a fait le blog et le wiki. je me dépêche de prendre “(pourquoi et) comment choisir un digg-like”.

Selon Wikipédia, Digg est un site Internet communautaire, typique du phénomène « Web 2.0 », qui a pour but de faire voter les utilisateurs pour une page Internet intéressante et proposée par un utilisateur. Il dispose de plusieurs catégories, telles Politique, Divertissement, Vidéos, Technologie…Il combine « social bookmarking », blog et syndication.

Les nouveaux articles et les sites Web soumis par les utilisateurs sont notés par d’autres utilisateurs et s’ils remportent le succès nécessaire, ils sont affichés en page d’accueil.”

J’aime bien les digg-like. Ils sont à la fois un archétype et les enfants terribles du web 2.0, capable du meilleur comme du pire, et toujours source d’inspiration pour les nouveaux services. Pour qui veut installer son identité numérique, la présence sur les Digg (généralistes ou spécialisés) est indispensable.

La gestion d’un Digg peut relever d’un véritable travail éditorial, combinant folksonomie, filtres et intervention de modérateurs. Elle repose principalement sur la technologie RSS et la soumission directe des liens par les utilisateurs. selon la quantité de contenus originaux et l’ambition éditoriale, un digg peut évoluer vers le modèle du média citoyen, de type agoravox .

Une araignée au plafond a fait un très bon billet de synthèse sur les digg francophones.

Il cerne très bien le modèle économique du digg :

“En tant que portails distincts, les outils de folksonomie que sont les Digg-like ne peuvent prétendre la place des outils d’information classiques proposés par les grands groupes des médias ou des portails destinés à promouvoir la presse. En effet, ne créant pas de contenu à proprement parler, leur valeur ajoutée dépend de la bonne volonté de leurs utilisateurs, d’une part, et du contenu tiers, d’autre part. Or, l’immense majorité des utilisateurs sont passifs et ne créent ni ne transmettent le contenu qu’ils consultent.

En revanche, ils ont leur place comme source d’information complémentaire, essentiellement insolite, amusante ou choquante, ou bien encore très spécialisée. Bref, les Digg-like ont surtout leur place dans les domaines peu concurrencés par les médias de masse dont le pouvoir d’attraction est plus important sur le grand public.

Quelques solutions libres pour un digg-like

Si le cœur vous en dit, l’araignée donne quelques pistes pour développer son propre digg. Pour qui veut diffuser des contenus, il peut être intéressant d’étudier cette option.

D’autant plus que créer son service web de type Digg-like est relativement simple. En effet, il existe divers scripts open source prêts à l’emploi. Parmi ceux-ci, l’araignée signale :

Pour ma part, je travaille avec PHPDug qui me donne entière satisfaction ; jugez-en par vous même.

Digg lanceurs alerte

Dans un prochain billet, je vous dirai tout ce que je n’aime pas dans les digg.

Par référé du 3 mars, le TGI de Paris vient d’enjoindre le site Not2be de mettre fin à la publication des données nominatives à propos des enseignants notés par leurs élèves.

J’avais annoncé sur ce blog la fin programmée d’un site dont le modèle économique consistait à donner aux élèves la possibilité “d’en mettre plein la g… à leur prof ” -une sorte de défouloir en ligne, en quelque sorte- au prix de violations caractérisée de la vie privée, tout cela sans aucune autre valeur ajoutée que de générer de la page vue et du clic publicitaire.

Aujourd’hui la page d’accueil de Not2be publie un commentaire assez naïf :

A la suite de la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris note2be doit cesser de collecter et de traiter les noms et les notes des enseignants à compter du mercredi 5 mars à 16h32.

Nous sommes inquiets quant à l’avenir du Web 2.0 en France. En effet la décision prise par le TGI le 3 mars remet en cause le fondement même du web « contributif », dans notre pays.

Cette décision est alarmante au regard du principe de la liberté d’expression sur Internet en France, en particulier pour les élèves et étudiants français.

Nous allons faire appel de cette décision.
Nous reviendrons bientôt !

A l’analyse, on constate deux erreurs grossières.

Une méconnaissance des principes fondamentaux du droit.

La liberté d’expression des uns qui doit permettre à chacun d’exprimer librement ses opinions s’arrête là où commence la violation de la vie privée des autres. Rien n’interdit d’évaluer, ni même de publier en ligne ces évaluations, mais il faut impérativement recueillir l’accord préalable des intéressés et respecter cet avis en ne publiant pas les données nominatives en cas d’opposition.

La solution juridique serait différente à mon avis s’il s’agissait de professionnels ayant pignon sur rue ou d’acteurs économiques indépendants (ce que ne sont pas les enseignants en leur qualité de salariés de l’E.N.).

Web 2.0, UGC, liberté d’expression et relation pédagogique

Avec le concept de l’User Generated Content, le web 2.0 donne effectivement la parole aux usagers, qu’ils soient client d’entreprises marchandes, citoyens, utilisateurs de services en ligne. Cette prise de parole se fait souvent par l’évaluation et la notation, qui sont des manière simple et rapide de donner un avis.

Pourquoi pas les élèves alors ?

Tout simplement parce que cela déséquilibre et finit par détruire la relation pédagogique.

La notation et l’évaluation sont parties intégrantes du métier pédagogique et des taches professionnelles de l’enseignant. Tout enseignant ou formateur doit analyser les performances fournies par son public pour juger de l’efficacité de son action pédagogique. Ce qui est évalué par l’enseignant, c’est le travail et les performances (intellectuelles et sociales) de l’élève par rapport à des normes (censées) être objectives. Pour évaluer, il faut donc disposer d’un référentiel dont la maîtrise suppose une compétence technique préalable.

Techniquement il est donc impossible pour les élèves de “noter” leur professeur puisqu’ils ne disposent pas du référentiel nécessaire pour évaluer un processus pédagogique. Ce que peuvent faire les élèves par contre, c’est dire “j’aime ou j’aime pas”, “c’est clair ou çà ne l’est pas” et exprimer leur ressenti personnel et subjectif par rapport à ce qu’ils ’subissent” quotidiennement.

Donner aux élèves un outil de notation sous prétexte de rétablir un imaginaire équilibre dans la relation et de libérer la parole, c’est donc méconnaître la réalité de la relation pédagogique.

Il est important de libérer cette parole. Tous les formateurs pour adultes procèdent de cette manière et je sais que de nombreux collègues enseignants organisent régulièrement dans leur classe des espaces de parole libre où les élèves peuvent parler de leur ressenti.

Alors, pour un service 2.0, il y a certainement un créneau à prendre, une sorte de plateforme Ning des communautés pédagogiques mais il faudrait s’y prendre de manière un peu plus finaude que les concepteurs de Not2be ….

Il y a plus de deux ans, j’ai commencé à éditer un blog technique à propos de la gestion des organismes à but non lucratif. A l’époque j’avais choisi Blogger parce que, sans expérience, l’outil me paraissait simple et rapide à prendre en main. J’ai profité du passage à la version beta pour expérimenter toutes sortes de widgets et essayer de mériter ce nom de “blog-ressources”.

Aujourd’hui, le blog enregistre 150 à 200 visites par jour ; le flux RSS est souscrit par une centaine de lecteurs et 55 personnes reçoivent la mise à jour par e-mail. Un peu plus de 350 articles sont “rangés” sous une centaine de labels.

Si l’on part de l’expérience des utilisateurs, les échos qui me reviennent le plus sont la difficulté à naviguer dans le blog pour en exploiter tous les contenus. Il est vrai que malgré les widgets de la barre latérale, il est souvent difficile (même pour moi) de s’y retrouver.

Cela se traduit par des statistiques de fréquentation qui ne me satisfont pas : un fort taux de rebond (de l’ordre de 60%), une durée moyenne des visites assez brève (environ 2′30) et un nombre limité de pages vues par visites (en moyenne 2,3 pages).

Ajoutez à cela l’impossibilité de travailler sérieusement sur le référencement et une interface de gestion du blog encore un peu rigide, et me voilà parti de chez Blogger. Non sans regrets ; parce que j’avais fini par m’attacher à mon vieux template et surtout que j’abandonne mon PR 4 chez blogspot (ce qui n’était finalement pas si mal).

Alors quels sont les nouveaux objectifs avec Wordpress ?

Je veux tout d’abord améliorer l’expérience “utilisateur”, la navigation interne et la lisibilité globale du blog. Pour cela j’ai choisi un thème de type magazine, Mimbo, développé par Darren Hoyt, que je trouve particulièrement bien adapté à mes habitudes éditoriales. Le thème découpe la page d’accueil en différentes zones qui accueillent chacune des catégories différentes. Sous le dernier billet publié, j’ai donc un espace réservé aux news sectorielles et un autre accueillant les principales catégories consultées par les utilisateurs. l’en-tête comporte aussi une barre de navigation horizontale qui permet de faire des liens ou bien de présenter les principales catégories. Je dois reconnaître que le boulot de Darren est superbe et que la réalisation technique est impeccable.

Je veux également stabiliser (dans la mesure du possible) le référencement de mes articles dans les moteurs de recherches. J’ai eu en effet quelques déceptions récemment avec mon positionnement dans les résultats Google. Je pense qu’il s’agit essentiellement d’un problème de duplicate content car la chute a correspondu avec la reprise de mes billets par l’agrégateur Paperblog. Mais Blogger est connu aussi pour ses URL tronquées et tout cela n’était pas vraiment propre en termes de SEO. A ce point de vue, Wordpress est particulièrement bien équipé en plugins vous permettant de générer des URL impeccables, des noms de page “sexy” et d’insérer dans vos billets des méta-tags à la volée.

Pour mettre en valeur la quantité de contenus disponibles sur le blog, je dispose chez WP de plugin permettant d’afficher les articles relatifs à la fin d’un billet et des fameuses “pages” de WP qui peuvent être utilisées comme point fixe du blog à propos de thématiques ou de catégories fondamentales. Par ailleurs, la taxonomie de WP permet de combiner “catégories” et “tags”, ce qui permet un référencement beaucoup plus fin des contenus (et donc une meilleure navigation interne).

Enfin, dernier objectif, je veux faire de ce blog le point central d’un univers dédié à une catégorie d’utilisateurs, les dirigeants d’organismes à but non lucratif. Cet univers comprendra un site sous Joomla, un univers Netvibes (en construction), une barre d’outil Conduit (en construction) et un forum. Avec le plugin Simple Forum, on peut installer en deux coups de cuillère à pot, un forum à l’intérieur de son blog, trop bien, non ?

Voilà donc pourquoi je passe sous Wordpress ; regardez ici le résultat (provisoire)